La Grande Table Marocaine, Royal Mansour
Hotel royal mansour, 20000 casablanca



L'avis de Gault&Millau
2026
Au 23e étage du Royal Mansour Casablanca, La Grande Table Marocaine revendique une lecture raffinée du patrimoine culinaire du Royaume. Dans un cadre spectaculaire dominant la ville et offrant une vue remarquable sur la mosquée Hassan II, l’établissement met en scène une cuisine marocaine traditionnelle exécutée avec précision et portée par les codes du luxe hôtelier. L’expérience s’inscrit dans la continuité de l’univers Royal Mansour, où chaque détail est pensé pour valoriser l’art de recevoir marocain. L’atmosphère constitue l’un des principaux atouts de la maison. La salle panoramique mêle élégance contemporaine et références au palais marocain avec ses tables en marqueterie, ses matériaux nobles, ses lumières tamisées et ses verres facettés aux reflets ambrés. En fond sonore, un duo de musiciens andalous accompagné d’une chanteuse crée une ambiance délicate qui accompagne le repas sans jamais l’envahir. Le soir, la vue sur la mosquée Hassan II illuminée participe pleinement à la singularité de l’expérience. Le service reflète les standards attendus d’un palace. Dès l’arrivée, l’accueil en caftan, le rituel du lavage des mains à la fleur d’oranger et le libre choix de la table donnent le ton. La brigade, attentive et parfaitement formée, accompagne le repas avec discrétion et efficacité. Le rythme est fluide, le sommelier assure un service précis et l’ensemble des équipes démontre une réelle maîtrise de l’hospitalité marocaine. La carte des boissons privilégie les grands domaines marocains tout en proposant quelques références internationales. L’offre demeure cohérente avec l’identité de la maison et accompagne naturellement une cuisine ancrée dans les terroirs du Royaume. Dans l’assiette, La Grande Table Marocaine célèbre les classiques du répertoire national à travers une exécution rigoureuse et lisible. L’assortiment de salades marocaines séduit par la justesse des cuissons, la qualité des assaisonnements et l’équilibre général des saveurs. La mrouzia d’agneau aux amandes safranées confirme le sérieux de la cuisine grâce à une viande particulièrement tendre et une construction maîtrisée. En dessert, la pastilla au lait aux fruits secs caramélisés apporte une conclusion élégante et gourmande. Si l’ensemble témoigne d’un réel savoir-faire, certaines créations demeurent volontairement sages dans leur expression et privilégient la fidélité aux classiques plutôt qu’une interprétation plus personnelle. Dès l'entrée, le ton est donné. L'accueil en caftan, le rituel du lavage des mains à la fleur d'oranger, le choix de la table, tout est pensé et bien exécuté. L'atmosphère est réussie : la salle panoramique au 23e étage, la vue sur la mosquée Hassan II, les tables en marqueterie, le duo de musiciens andalous en fond sonore. On est dans un vrai moment, le cadre fait son travail. Le service suit la même logique, présent, souriant, bien formé, le rythme est fluide et l'équipe ne se prend pas en défaut sur l'essentiel. Le sommelier assure, les plats arrivent dans le bon ordre, rien à redire sur l'organisation. Là où ça accroche, c'est dans l'assiette. Les plats sont bien exécutés, les cuissons sont justes, les assaisonnements corrects, les produits de qualité, mais on reste dans un registre attendu. La mrouzia est bonne, la pastilla au lait est croustillante, les salades sont propres. Mais rien ne surprend. Pour une table qui se positionne comme la référence de la gastronomie marocaine à Casablanca, on attendait un geste, une lecture personnelle, quelque chose qui sort du classique bien fait. Ce moment ne vient pas. Le prix se justifie par le cadre, le service et l'expérience globale du palace. Mais quand la mrouzia est à 650 MAD et qu'elle est bonne sans être mémorable, on ne peut pas s'empêcher d'attendre un peu plus dans l'assiette. On repart avec le souvenir d'un beau moment, mais pas d'une cuisine exceptionnelle.


































